Après plusieurs apparitions à la télé et au cinéma, Nathalie Boileau revient à son premier amour, la scène, avec la nouvelle version de son one-woman-show : La Lionne de Belfort.
«La production a fait faillite.» C’est par ces mots que la Lionne de Belfort débute le spectacle. Mais ne vous y trompez pas, il n’en est rien. C’est au contraire le début de plus d’une heure d’un show varié. « Ce n’est vraiment pas du café-théâtre explique Nathalie Boileau, la comédienne. Je veux vraiment toucher un public plus large et je le revendique. »
Et l’assistance sarregueminoise qu’elle visitait pour la première fois était sous le charme. « Ils ont été captivés dès le départ. Le public n’est pas toujours aussi chaleureux. Il faut dire que la comédienne, danseuse et chanteuse ne ménage pas sa peine. « Parfois je ne dors que trois heures par nuit et ce soir, j’ai fini vidée » a-t-elle avoué à la sortie.
Même si la prestation est désormais bien rôdée - « je l’ai joué plus de 580 fois » - la prestation de vendredi était la première d’une nouvelle collaboration artistique. « Je m’associe désormais à Christiane Cohendy. C’est un travail de tous les jours parce qu’un solo est toujours en évolution. J’ai en parlé avec Anne Roumanoff et Jean-Luc Lemoine pour qui j’ai fait des premières parties. Pour eux aussi, le spectacle arrête d’évoluer seulement quand on a décidé que c’était la dernière. » « Le plus important c’est l’amour »
Ce spectacle, c’est le parcours d’une "allumée" qui rêve de devenir chanteuse et dont on suit les tribulations depuis sa vie belfortaine jusqu’à son entrée dans le show-biz parisien. « J’ai choisi le chant car aujourd’hui c’est dedans que les gens rêvent le mieux la célébrité. Il n’y a qu’à voir la Star’ac. » Alors forcément ce personnage tout en légèreté, parfois loufoque apporte de la gaieté aux spectateurs.
« Les gens continuent d’aller au théâtre pour rêver alors par le biais de l’humour j’essaie d’aborder des sujets un peu plus graves. » Parce qu’il est là aussi le succès de Nathalie Boileau : offrir un divertissement à ceux qui ne cherchent que ça mais aussi permettre la discussion voire la dissertation. « Au travers de la relation avec ses parents, tout le monde peut s’identifier à la Lionne de Belfort. On se reconnaît à beaucoup de stades de la vie. Pour autant je n’ai aucune prétention. Au bout du compte, le plus important reste l’amour. » Celui qu’elle offre au public, celui qu’elle reçoit des spectateurs :« J’ai senti la salle, elle était…waou ! C’est le pied, c’était génial, j’ai pris un gros bol d’amour. » Cette jeune maman qui avoue « avoir joué enceinte de six mois » , sera sur la scène parisienne du théâtre du Gymnase à partir du mois de février. « J’ai vraiment beaucoup de chance de pouvoir assouvir ma passion », conclut euphoriquement la Lionne de Belfort. A.B. Parce qu'elle n'avait pas eu « de vertige » à la télévision, Nathalie Boileau est de retour sur les planches avec son onewoman show, la Lionne de Belfort. Avant de rugir sur les scènes parisiennes, la comédienne s'est produite au casino.